Mariage interculturel "à la grecque"
Lorsqu’une comédie nous parle de mariage interculturel…
Connaissez-vous Nia Vardalos?
Nia Vardalos était une actrice qui avait du mal à obtenir un rôle dans un film ou à la télévision, peut-être à cause de ses origines grecques. Face à cette difficulté, elle a décidé de monter sur les planches de théâtre où elle a raconté l’histoire de son mariage interculturel avec son mari, Ian, qui, comme dans le film, s’est fait baptiser grec orthodoxe. La pièce de théâtre a connu un succès immédiat et affichait complet chaque soir. Un jour, l’acteur Tom Hanks s’est rendu à une représentation, a rencontré Nia Vardalos et lui a suggéré d’en faire un film. Elle a écrit le scénario de "Mariage à la grecque" (My big fat greek wedding) et a été invitée par les producteurs à jouer le rôle principal. Aux Etats-Unis seulement cette comédie "romantique" a remporté plus de 200 millions de dollars. En voici la bande annonce:
Nia Vardalos explique:
"La famille grecque veut rester unie d’où l’importance de trouver un mari grec. Je voulais montrer un message de tolérance dans ce film: quand deux personnes ayant un arrière-plan culturel différent se rencontrent, qu’est-ce qui se passe?"
Ce film à travers son humour et ses clichés montrent plusieurs choses importantes pour les mariages interculturels:
- Certaines personnes se sentent presque prisonnières de l’endogamie que leur culture leur imposerait, de cette obligation de se marier avec quelqu’un de sa communauté. La pression de l’endogamie produirait-elle alors potentiellement une prédisposition à se marier "ailleurs", avec un(e) étranger(e)?
- "Je ferai tout ce que je pourrai pour pouvoir être accepté" même au prix d’une conversion religieuse dans le film et dans le cas de certains mariages interculturels. Mais est-ce réaliste? Est-ce souhaitable? Est-il si simple de vivre sous de nouvelles traditions religieuses ?
- Les mariages interculturels peuvent être mal vécus par les parents et les familles et perçus comme une trahison à la règle de l’endogamie. Ces mariages posent également la question des relations entre belles-familles qui devront, elles aussi, gérer leurs différences culturelles mutuelles: "Nous avons tous été gentils avec eux et ils nous regardaient comme si on s’était échappé d’un zoo. Cela ne marchera pas; ils sont différents…" dit le père grec à propos de la famille blanche américaine WASP.
- L’organisation de la cérémonie d’un mariage interculturel est un véritable défi souvent sous-estimé et qui s’avère difficile à gérer: le choix du lieu de réception, les invités (ceux des mariés ou ceux de la famille)… Un mariage interculturel est aussi la rencontre de cuisines et de régimes parfois très différents. Une famille peut être tentée de s’occuper de la cérémonie pour garder un certain contrôle (culturel?) sur le déroulement de la journée.
Dans le film, le frère (grec) de l’actrice principale donne un dernier conseil à sa soeur avant son mariage:
"Ne laisse pas ton passé te dicter qui tu dois être, mais fais de ton passé une partie de ce que tu deviendras"
Quels sont les enseignements que vous avez tirés de ce film? N’hésitez pas à laisser un commentaire.
(My big fat greek wedding)
Film de Joel Zwick (États-Unis/Canada, 2002, 1h35mn)
Scénario : Nia Vardalos, d’après la pièce éponyme
Avec : Nia Vardalos (Toula Portokalos), John Corbett (Ian Miller), Michael Constantine (Gus Portokalos), Lainie Kazan (Maria Portokalos), Andrea Martin (tante Voula), Gia Carides (cousine Nikki), Joey Fatone (cousin Angelo)
Image : Jeff Jur, Musique : Alexander Janko, Chris Wilson, Production : Gold Circle Films, Home Box Office, MPH Entertainement
Un mariage interculturel est avant tout une rencontre entre cultures – et à partir de là, tout se décline… ou se complique. Parfois, il s’agit d’une rencontre entre deux cultures tribales, communautaires, régionales, nationales, parfois entre deux religions, enfin entre deux nationalités, ce dernier critère étant retenu par les statistiques officielles en France. Ces couples « différents » que l’on appelle aussi franco-étrangers ou binationaux font face à de nombreux défis. Outre les difficultés communes à tout mariage, une fois passés la découverte de « l’autre » et l’exotisme de sa culture, le premier des défis sera de construire son identité conjugale. En effet, avant que deux personnes décident de s‘unir pour la vie, ils doivent prendre conscience des éléments qui forment leur identité qu’ils apportent dans leur relation. Se demander « Qui suis-je », « qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ? » n’est qu’un point de départ. Alors ils regarderont à leurs différences culturelles mutuelles, les étudieront et les compareront. Alors enfin ils pourront décider des éléments de leur identité qu’ils vont garder, mettre de côté ou fusionner.[1]
Dans le cas de couples de nationalités différentes, cette question d’identité au sein du couple interculturel se posera d’abord devant les autorités civiles dans le cas d’un mariage. Chacun devra montrer qui il est, d’où il vient et, parfois même, démontrer et prouver la motivation de son amour envers l’autre. Tout ceci va être mis à l’épreuve par l’administration. Il s’agira de se marier au consulat ou à l’ambassade ou de faire valoir son mariage dans les services civils et administratifs du pays de chacun pour demander des visas et suivre une procédure… toujours trop longue et de plus en plus complexe. Objectifs : visa, carte de séjour, carte de résidence, carte verte… L’intitulé est différent mais l’objectif est le même : obtenir des autorisations officielles de séjour pour vivre sereinement son couple et son mariage dans le pays de l’un ou de l’autre. Certaines associations s’investissent pleinement dans la défense et l’aide à l’intégration d’un conjoint étranger. Tel est le cas de l’association « Les amoureux au ban public » qui n’avait pas hésité à interpeler les candidats à l’élection présidentielle sur le sujet.
Parfois, les époux ignorent avant leur union que les lois de leur pays d’origine exigeront des procédures complexes pour reconnaître leur mariage. Cela peut avoir des conséquences importantes sur leur vie de couple mais aussi, sur leur identité. Dans le pire des cas, certains devront même renoncer à leur nationalité en se mariant avec un étranger. Ce n’est pas uniquement le fait de couples de nationalités différentes. En effet, il n’y a pas encore si longtemps de cela, se marier avec quelqu’un de « différent », d’une autre culture ou d’un autre groupe quel qu’il soit, était interdit comme ce fut le cas aux Etats-Unis jusque dans les années 70. Dans certains pays, encore aujourd’hui, lorsqu’une femme se marie à un étranger, les enfants de leur union ne seront pas officiellement reconnus : ils ne pourront avoir la nationalité de la mère, ne pourront pas bénéficier de certains droits sociaux et, parfois, même ne pourront pleinement hériter des biens de leurs parents.
La difficulté à obtenir un statut, un visa, une autorisation de séjour ou de travail aura un impact sur le sentiment d’intégration du conjoint étranger. Dans le cas où un statut légal est obtenu facilement, on se sentira accepté, bienvenu. Par contre, ceci est de moins en moins le cas. Souvent, le processus de régularisation est long et devient frustrant. Il est même parfois très couteux dans le cas où le couple doit faire appel à un avocat. Alors que l’étranger tombe parfois amoureux de son conjoint du pays et de la culture de celui-ci, les premiers sentiments romantiques peuvent alors vite se dissiper lorsque l’un des époux est renvoyé brutalement par l’administration à un statut d’étranger, un parmi les autres. Même lorsque l’intégration sociale précédait l’intégration légale, rien n’est joué dans un mariage interculturel.
QUESTIONS : Quelles sont les difficultés que vous avez vécues lors de votre mariage avec votre conjoint étranger ? Comment cela a affecté votre couple ? (Les témoignages seront approuvés par un modérateur)
[1] G. Shelling and J. Fraser-Smith, In Love but World’s Apart (Bloomington: AuthorHouse, 2008). 47
Conférence- présentation: Couples interculturels, fruits du hasard ou les opposés s’attirent?
COUPLES INTERCULTURELS,
FRUITS DU HASARD OU LES OPPOSES S’ATTIRENT?
RESUME
Les mariages interculturels, aussi parfois appelés mariages mixtes ou mariages exogames, sont en pleine expansion dans notre pays et représenteraient au moins 30% des mariages dans la société civile française. Pourquoi autant de personnes n’hésitent plus à franchir aujourd’hui des obstacles ethniques et culturels qui paraissaient autrefois infranchissables pour se marier à un(e) autre malgré souvent la réticence de leur famille et communauté d’origine ? « Par amour » répond-on traditionnellement… Mais s’il y avait plus ? Existe-il des prédispositions sociales ou psychologiques au mariage interculturel ? Ces mariages sont rarement le fruit du hasard ou de l’amour même si le jeune couple ne le réalise pas toujours au début de leur relation
PLAN DE LA PRESENTATION
- Mariages interculturels : de qui parle-t-on ?
- Les idéalistes romantiques.
- Les compensateurs à la recherche de leur meilleure moitié.
- Les anticonformistes, les beatniks du cœur.
- Les rebelles contre toute attente.
- Les mondialistes.
- Les autres.
AUDIENCE
Cette présentation s’adresse à toute personne intéressée par le sujet des mariages interculturels aussi bien dans le cadre de groupes de recherche universitaire qu’à des couples faisant partie d’associations culturelles. Dans le cadre de l’Eglise, elle est souvent utilisée auprès de groupements pastoraux ou plus simplement dans le contexte de l’église locale pour sensibiliser les responsables ou pour regrouper des couples sur cette thématique qui les concerne directement.
FORMATS POSSIBLES
Ce thème peut être présenté lors d’une conférence ou plus simplement lors d’un atelier. Elle est aisément contextualisable en fonction d’un public universitaire, social, ou religieux et en fonction du temps imparti. Elle dure au minimum une heure mais est plus profitable sur une durée plus longue. Elle peut être proposée par exemple sur une demi-journée, enrichie par des jeux de rôles et des discussions de groupe.
MON APPORT
Une prise de conscience que les couples interculturels sont une réalité bien ancrée dans notre pays et que leur formation est rarement due au hasard.
Un discernement des motivations et prédispositions à l’interculturalité, bonnes ou mauvaises.
Une sensibilisation aux raisons de chacun pour une meilleure connaissance et appréciation de son alter ego, mais aussi pour former ceux qui accompagnent et entourent des couples interculturels (membres de leur famille, amis, pasteurs ou accompagnants pastoraux).
MON EXPERIENCE
Je suis chercheur à King’s College – University of London et termine la rédaction d’une thèse de doctorat (Ph.D) sur le thème de « La problématique de l’interculturalité au sein du couple dans l’Eglise »
Je rédige actuellement un livre qui sera publié en 2013 par les Editions Farel en France. J’ai publié plusieurs articles dans différentes revues.
J’ai fait des présentations à King’s College dans le cadre de séminaires de recherche ainsi qu’à La Fédération Protestante de France. J’ai animé des ateliers sur le sujet lors de conférences nationales particulièrement lors du congrès national du DEFAP à Rouen en 2012 ou encore lors de colloques organisés par l’Institut Biblique de Nogent. Je suis intervenu à la demande de plusieurs églises françaises mais aussi issues de l’immigration au niveau local. J’ai été pasteur dans une église à New York et, dernièrement pendant dix ans dans une paroisse au milieu du quartier des affaires à La Défense dans laquelle il y avait plus d’une vingtaine de nationalités représentées.
J’ai créé un blog, www.intercoupleculture.com, qui a été visité par des milliers de personnes originaires d’une soixantaine de pays. J’ai également un compte Twitter et une page Facebook qui actualisent mes recherches.
Conférence – présentation: Couples interculturels, comment vivre la différence au quotidien?
Jean-Christophe Bieselaar vous propose plusieurs présentations sur la problématique de l’interculturalité au sein du couple. Voici une description de la présentation intitulée « Couples interculturels, comment vivre la différence? ». N’hésitez pas à le contacter par mail à: intercoupleculture@me.com
COUPLES INTERCULTURELS
COMMENT VIVRE LA DIFFERENCE AU QUOTIDIEN ?
RESUME
Les mariages interculturels, aussi parfois appelés mariages mixtes ou mariages exogames, sont en pleine expansion dans notre pays et représenteraient au moins 30% des mariages dans la société civile française. Comment vivre la différence au quotidien ? Quelle(s) dynamique(s) mettre en place au sein de son couple pour se compléter ? Cette présentation proposera trois modèles possibles pour les couples interculturels profitables en fonction des personnalités et des cultures de chacun mais aussi en fonction du contexte et du lieu de résidence du couple.
PLAN DE LA PRESENTATION
- Mariages interculturels : de qui parle-t-on ?
- La soumission à / l’immersion dans la culture de l’autre.
- Le reniement de sa propre culture pour faire de la place à l’autre.
- Le compromis pour aller vers l’autre
AUDIENCE
Cette présentation s’adresse à toute personne intéressée par le sujet des mariages interculturels aussi bien dans le cadre de groupes de recherche universitaire qu’à des couples faisant partie d’associations culturelles. Dans le cadre de l’Eglise, elle est souvent utilisée auprès de groupements pastoraux ou plus simplement dans le contexte de l’église locale pour sensibiliser les responsables ou pour regrouper des couples sur cette thématique qui les concerne directement.
FORMATS POSSIBLES
Ce thème peut être présenté lors d’une conférence ou plus simplement lors d’un atelier. Elle est aisément contextualisable en fonction d’un public universitaire, social, ou religieux et en fonction du temps imparti. Elle dure au minimum une heure mais est plus profitable sur une durée plus longue. Elle peut être proposée par exemple sur une demi-journée, enrichie par des jeux de rôles et des discussions de groupe.
MON APPORT
- Une prise de conscience que les couples interculturels sont une réalité bien ancrée dans notre pays et que ces couples ne peuvent rester inactifs face à leurs différences culturelles.
- Des stratégies proposées aux couples interculturels pour vivre leur différence au quotidien et une évaluation critique de chacune de ces stratégies.
- Une sensibilisation du travail nécessaire de chacun des époux pour que leur couple puisse résister aux défis que leur lancent leurs différences culturelles.
MON EXPERIENCE
Je suis chercheur à King’s College – University of London et termine la rédaction d’une thèse de doctorat (Ph.D) sur le thème de « La problématique de l’interculturalité au sein du couple dans l’Eglise »
Je rédige actuellement un livre qui sera publié en 2013 par les Editions Farel en France. J’ai publié plusieurs articles dans différentes revues.
J’ai fait des présentations à King’s College dans le cadre de séminaires de recherche ainsi qu’à La Fédération Protestante de France. J’ai animé des ateliers sur le sujet lors de conférences nationales particulièrement lors du congrès national du DEFAP à Rouen en 2012 ou encore lors de colloques organisés par l’Institut Biblique de Nogent. Je suis intervenu à la demande de plusieurs églises françaises mais aussi issues de l’immigration au niveau local. J’ai été pasteur dans une église à New York et, dernièrement pendant dix ans dans une paroisse au milieu du quartier des affaires à La Défense dans laquelle il y avait plus d’une vingtaine de nationalités représentées.
J’ai créé un blog, www.intercoupleculture.com, qui a été visité par des milliers de personnes originaires d’une soixantaine de pays. J’ai également un compte Twitter et une page Facebook qui actualisent mes recherches.





